Public Enemies, de Michael Mann

Je me souviens encore de ce jour où j’avais refermé le bouquin, bouleversé, époustouflé, assommé. C’était à mes yeux le meilleur de la saga (coude-à-coude avec le 4), et c’est toujours le cas. Après le cinquième film, plutôt réussi, j’avais confiance en David Yates pour faire honneur au sixième tome. Malheureusement, le philtre de l’adaptation a été cette fois mal confectionné. D’un roman foisonnant et haletant, ils ont fait un film ronflant et mou. J’approuve l’idée de créer une ambiance étrange, sombre et sans esbroufe, mais ils ont oublié d’accélérer la cadence : jamais, ou presque, on ne frémit. Toute la dernière partie (disons quand Harry découvre ce que sont les Horcruxes) devrait prendre aux tripes, remuer, essouffler, émouvoir ! Que nenni, tout est survolé, les scènes supposées fortes sont expédiées et/ou mal gérées. La mort de vous-savez-qui fait office à elle seule de déception de l’année. La révélation de qui est le fameux Prince est donnée sans l’once d’une explication : les moldus doivent être bien largués… Ils sauront par contre sans problème s’y retrouver dans les amourettes, sur lesquelles on s’étale un peu trop, sans grande subtilité non plus. Semi-ratage (ou semi-réussite) donc pour ce sixième opus : la mise en scène offre par moments de jolies images mais baisse les bras la scène suivante ; le scénario garde l’essentiel de l’intrigue mais coupe aux mauvais endroits. Et puis, ça manque de fun, de petit grain de folie… Ca manque de scènes marquantes. Quant à l’interprétation, elle aussi est inégale : Radcliffe semble peu impliqué, Watson reste coincée dans son jeu forcé… Heureusement, Gambon trouve enfin son Dumbledore, Rupert Grint s’en sort beaucoup mieux, et Jim Broadbent est vraiment excellent en Pr. Slughorn. Au final, ce Prince de Sang-Mêlé se laisse regarder sans ennui (je n’ai pas vu le temps passé), mais amène trop de frustration pour convaincre. On est tellement loin de ce que le bouquin avait offert… Depuis les films de Columbus (le 1 et le 2), c’est donc le moins bon. Douloureuse déception.
- J’ai lu:
Où on va papa, de Jean-Louis Fournier. « Que ceux qui n’ont jamais eu peur d’avoir un enfant anormal lèvent la main. » Dans un style direct et sans langue de bois, l'auteur s’adresse à ses deux fils, aujourd’hui décédés. Ils n’auraient de toute façon pas pu lire le livre, car ils étaient tous deux lourdement handicapés (moteur et mental). « De la paille dans la tête. » Cette succession de billets d’humeur est un brin répétitive, mais a le mérite d’offrir un regard inédit sur la vie d'un enfant handicapé, et des parents qui doivent s'en charger. De plus, c’est un très beau livre sur la paternité. C'est cash et incisif, c'est drôle et émouvant. A lire.
Watchmen, d’Alan Moore et Dave Gibbons.

J’ai enfin terminé ce pavé. Voilà un trou de ma culture bouché. J’ai été impressionné par la densité du scénario, qui en devient presque enivrant tellement il est riche et complexe. On bouchera les trous lors de la deuxième lecture. On ne peut être que séduit par ces « superhéros » déchus, cette ambiance paranoïaque, cet compte-à-rebours post-apocalyptique… Quel travail, quelle imagination ! Mais la claque, puisque c'en est une, vient principalement d'une chose: le découpage. Autant le dessin et les couleurs sont un peu "datées" (V for Vendetta était à ce niveau-là beaucoup plus classe), autant le découpage m'a ici coupé en 9. Du grand grand art. Chaque page est, à ce niveau là, un régal sans égal.

J'aimerais revoir le film, tiens.
Là je suis dans Ensemble, c’est tout. Après, j’attaquerai soit Les Piliers de la Terre, soit Le Château de Kafka. Aux toilettes, je me régale avec Gary Larson.
- Gary Larson, c’est un des génies du cartoon américain. Des gags auxquels il manque littéralement une case. Gary Larson utilise souvent les animaux pour mieux se moquer des humains, avec tendresse et folie douce. Ca me fait hurler de rire. Quelques exemples (cliquez pour agrandir):





- Mariages 2009 #5 : Flo & Titi. Un bon cru. On a bien maîtrisé avec la chorale. Notre « Oh Happy Day » a foutu le feu à l’église. Avec nos toges noires, on était bien tapés… J’ai perdu une phalange à force de gratter mes 12 cordes. Ah c’était gai. Que la mariée était belle. Bonne grosse fête déchaînée le soir grâce au DJ imaginatif.
Le lendemain, grasse mat et récupération au bord de la piscine, étalé devant une bonne petite partie de Trivial Pursuit.
Et des coups de soleils sur les bras.
Allez, au travail, maintenant.