dimanche 31 août 2008

samedi 30 août 2008

Please try this at home


Il fallait bien que quelqu'un tourne un jour un film sur cet événement traumatisant de ce déut de sciècle: la mort de la VHS.
Michel Gondry est le Mr. Bricolage du cinéma contemporain, un artiste à l’imagination débordante qui privilégiera toujours l’artisanat à l’industriel, le fait-maison à l’imagerie électronique. Après l’inoubliable Eternal Sunshine of the Spotless Mind (succès critique et public + Oscar + statut « culte »), le réalisateur français aurait pu se remplir les poches sans souci en acceptant de réaliser un quelconque blockbuster à Hollywood, mais il a eu les couilles et l’intelligence de prendre le chemin exactement inverse: son film suivant, La Science des rêves, est à ce jour son film le plus personnel.
Son dernier-né, enfin sur les écrans (six mois après la France, merci !), était très attendu de par son pitch cinglé: Be Kind Rewind (de grâce ignorez la traduction VF, ignoble) raconte l’histoire d’une vidéothèque victime d’un accident pas banal : un fidèle client (Jack Black, en grande foforme) dont le cerveau s’est magnétisé lors d’un sabotage foiré à la centrale électrique (si si), efface toutes les vidéos du magasin de son ami (Mos Def, touchant). Pour répondre à la demande, les deux comparses vont retourner, avec les moyens du bord, des remakes raccourcis des films effacés. Et donc *surprise* ces versions « suédées », louées plus cher, connaissent rapidement un succès fou dans tout le quartier. Mais est-ce que ce sera suffisant pour sauver l’établissement, menacé de démolition?
Les scénarios de Michel Gondry sont loin d’être en béton armé, et dit comme ça, l’histoire semble être une succession de sketches, liés entre eux par une intrigue prétexte. D’ailleurs, les séquences « retournées » sont bien sûr parmi les moments les plus drôles du film, les plus mémorables. Ghostbusters, Robocop, Driving Miss Daisy, Rush Hour 2, King Kong, 2001, Le Roi Lion et j'en passe… Heureusement, on est loin de la fataisie qui tourne à vide. Même si Gondry s’éclate avec ces loufoqueries, il ne s’y attarde pas, et nous raconte en fin de compte une jolie fable sociale, teinté de poésie, de nostalgie et de naïveté. Oui, on déballe quelques bons sentiments, mais c’est avant tout pour faire primer, au cœur de ce joyeux délire, l'aspect humain.
Notre esprit de solidarité, notre attachement aux autres et aux choses, mais surtout notre plaisir de créer quelque chose de nos mains. Le résultat des films retournés par ces deux allumés sont objectivement nazes, mais l’essentiel est dans cette joie de créer quelque chose et de le partager.

Léger et franchement hilarant, touchant et moins dépressif que ces prédécesseurs, Be Kind Rewind est un hommage follement original au septième art, une déclaration d’amour au cinéma, à tous ces films que nous avons aimé avant. On en ressort enchanté.

vendredi 29 août 2008

Coffee & cigarettes


Une photo qui me fait très plaisir.

jeudi 28 août 2008

Hasta pronto, Madrid!

- Première chose: En Europe, on peut donc traverser les frontières avec pour seul document d'identification son permis de conduire. Il suffit juste d'un peu d’indulgence du mec... qui vois ta face livide (celle que tu tires quand tu te rends compte que t’as oublié ta carte d’identité.)

- J'étais donc là "pour le travail". En deux mots, je devais transférer des gens (de l’aéroport à l’hôtel et vice versa, de l'hôtel au Centre de Congrès et vice versa..), et ça consiste en gros à être poli avec eux, et à attendre.
Encore attendre. Attendre l'avion. Attendre le chauffeur. Attendre le VIP ou le groupe de Finlandais. Attendre d'avoir un truc à faire. Ainsi, j'ai passé mes journées assis derrière un desk dans le lobby de l'hôtel. Et deux journées entières à l'aéroport. Le temps est parfois très long. Bon, parfois il y a un petit suspense pour ranimer tout ça, par exemple quand l’avion a de l’avance: qui du chauffeur ou du VVVVVIP arrivera en premier? Sinon, j'aimais bien simplement aller regarder les retrouvailles. Bisous, embrassades, pleurs, etc. C'est assez divertissant. *Bon, eux, bisou sur la joue ou sur la bouche?* Un jour j’ai eu la chanson "Airport" toute la journée en tête. (Mais si, vous voyez: *Airport* naa-naa-naa naaaaa na-naaaaa... *Airport* naa-naa-naa naaaaa na-naaaaa... Fly-y away, fly-y awaaaaaay.)
A l'hôtel, c'était assez calme (exceptionnellement calme, en fait, d'autant plus que tout tournait super bien). Un peu trop calme. *J'aime pas beaucoup trop ça.* Et je regrette d'avoir pas pris un bouquin. Mais bon, on me dit qu'à Berlin ce sera une tout autre paire de manches. Tant mieux.

- Le bon côté de la chose: l’hôtel 5 étoiles. Dans un hôtel 5 étoiles, l’eau chaude est tout de suite chaude. La salle de bains est tellement chic que tu sais plus si tu dois te laver les mains dans le cabinet ou chier dans la lavabo. Le Champagne (Moët & Chandon) est une merveille, ça se boit comme du petit lait. *Tous les jours.* Le buffet du petit déjeuner, c’est la caverne l’Ali Baba. T'es seul dans une chambre, mais t'as de la place pour quatre. A la télé, t’as Canal+ décrypté (les films doublés en espagnol, c’est une horreur. Mais vraiment.) Et comme dans tous les grands hôtels européens, on a TV5 Monde et Eurosport (c'est beau les JO, en fait). Par contre la musique de métro qui passe non-stop dans le lobby (style Love Story à la trompette ou Lawrence d’Arabie au synthé), c’est assez pénible.
Le dernier jour, petite séance de spa. Le jacuzzi, c'est évidemment le panard total... C'est sûr, si j’avais fait un minimum d'effort physique de ma journée *hum*, ça aurait été plus euphorisant. Et pour la première fois de ma vie: sauna et bain turque. J’ai pas aimé du tout, on suffoque là-dedans! Sinon la "contrast-shower" aromatisée c'est assez comique. Gros coup de barre après, en tout cas.


- Bon, rayon visite c'était évidemment la grande frustration. La quasi-seule consolation fut une soirée (de libre) passée avec cette chère Sofia (de notre agence locale), qui m'a fait faire un petit city-sight en titine. Petit coucous à quelques bâtiments principaux, petit resto en terrasse dans la quartier Latina, petit dernier verre dans un bar sur l’ancienne muraille arabe. Un vrai plaisir. Cet aperçu de la ville m'a convaincu qu'un jour je m'offrirai un city-trip à Madrid, qui pour le peu que j'en ai vu, est une ville grande et belle, verte et propre, passionnante à visiter. Et assez vide, paraît-il, car en août, les madrilènes sont tous partis en vacances. Plusieurs restos sont fermés. Il y a peu de circulation. Certains automobilistes en profitaient pour rouler comme des cowboys. Les clignos? En cas d’urgence seulement. Et quand l’orange passe au rouge, on ne freine pas, on accélère. *Pfiouh*

- Au rayon gastronomie: honneur aux tapas, évidemment, et mention spéciale au fameux jambon fumé qui est simplement à se rouler par terre. C’est le jamon surnommé “pata negra”, parce qu’il vient d’un cochon sauvage tout noir.

- J'ai également tenté d'élaborer un tant soit peu mon vocabulaire (je ne parle pas du tout espagnol, mais j'aime les langues), histoire de pouvoir dire autre chose que "Donde esta la estacion" ou autres paroles des chansons de Manu Chao. Je sais maintenant ce que veut dire le "Joder!" que crient les espagnols pour dire zut. Un jour, j’apprendrai à faire des phrases, quand même. Vale vale. Un truc qui m’a toujours fait marrer, c’est leur façon d’écrire le rire: JAJAJAJAJA... Ou encore mieux: JEJEJEJEJE. (le J étant prononcé comme un H et peu raclé de la gorge).

Sinon, les espagnols sont nuuuuls en Anglais, c’est une calamité, encore pire que les Français! Il doit y avoir une incompatibilité logopédique ou je ne sais pas tout quoi.


- Première fois de ma vie que j’ai rencontré un type porteur de la maladie de Parkinson. Ca calme.

Quelques prises de vues (cliquez pour agrandir):

A l'aeropuerto



A l'hôtel



En ville


mercredi 20 août 2008

Oh Happy Day


Oui, non, je suis overbooké, en fait. Même plus le temps de donner à bouffer à ce blog... Demain matin je file à Madrid et ce jusqu'à mardi soir. Non non, pas de playa ni de farniente, mais de la bosse (dans le cadre d'un énorme Congrès qui réunira des tas des sociétés pharmaceutiques). Je m'occuperai des transferts et du dispatch, je vais passer mon temps à l'aéroport et dans les hôtels, à faire le poli avec des monsieurs imporants en costard. Ca ne sera pas de tout repos. Pour les visites ce sera nada. Mais bon, je suis content de partir, ça va me changer d'air (dans les deux sens du terme), et laisser le rush actuel du boulot dans les mains de mon boss, ça me fait presque plaisir. Je pense déjà à mes pauvres collègues qui devront supporter son stress...

Bref, je ne pouvais pas partir sans poster ici quelques souvenirs de mon incroyable week-end prolongé du 15 août, qui fut marqué par le mariage de N. et S., en Dordogne (Issigeac, Monpazier..).
Départ vendredi mat.. euh nuit, vers 4h30. Ca roule bien. Escale-resto de 2h à Brive-la-Gaillarde, charmante petite ville qui fut le décor d'une fameuse Hécatombe, la plus belle de tous les temps selon Georges Brassens. Là:


Arrivée dans l'après-midi à notre superbe chanbre d'hôte, où nous logions O., X. et moi, ainsi que A. et C. Là:


Le soir, grande bouffe de retrouvailles chez les parents du futur marié. Là:


Puis vint le jour J. Il n'a pas fait aussi beau que la veille, dommage, mais rien de grave. La prestation de mes chers choristes s'est très bien passée, je suis vraiment content. Bon, les 2-3 chants a capella restaient hésitants, mais pour le reste c'était tout bon. On est particulièrement fier de notre Oh Happy Day, avec tapage dans les mains, double solo mixte (merci D.)... Beau succès dans l'assemblée.

Anecdote. Tout le monde était affairé pour commencer le messe à l'heure, ce qui est le cas, la suite rentre, les mariés arrivent, on commence le chant d'entrée... Puis.. Pas de prêtre. Hum. On recommence le chant d'entrée. Toujours pas de prêtre. Là, on se rend compte que personne n'avait vérifié qu'il était bien là! Un petit coup de fil, et le marié demande à l'assemblée quelques instants de patience: le curé a eu un ennui de voiture. Ca a pas mal détendu l'atmosphère... Le curé a fini par arriver, avec une demi-heure de retard. De plus, il a priiiiis soooon teeeemps. Aucune envie de rattraper le temps perdu. Heureusement, la messe était très belle. Superbe homélie.
Avec tout ça, on crevait la dalle. Violence. Les petits fours de la réception ont littéralement été engloutis.

Le repas s'est un peu étiré aussi... Heureusement, on a bien mangé et les discours étaient très bons. Moment larmounette lors de la projection des vidéos de la famille d'accueil de la mariée quand elle était allée vivre aux States pendant un an. Génial. Mention aussi au discours de D. et T., une idée simple (un texte ponctué d'une foule de mini extraits de chansons) mais hyper efficace et maîtrisée. On était vraiment plié en quatre.

La soirée a commencé vers 1h, et ça a duré toute la nuit. C'était génial, les gens étaient déchaînés, les mariés à fond la forme, le champagne à fond les flots. Le DJ a assuré avec quelques bons vieux classiques indémodables.

Je me suis couché *je crois* vers 6h. Bien que ma compagne de co-voiturage est une charmante personne, le retour dimanche matin fut difficile. Non pas à cause de la route (pas d'embouts, temps dégagé), mais à cause du manque de sommeil. Et puis ce fut rude de quitter cette bande de joyeux drilles, dont la plupart passait la semaine là-bas, en vacances avec les mariés. Ils me manquent déjà.

Après trois jours de bonheur comme ça, je vous raconte pas la gueule que j'avais lundi matin au bureau.

jeudi 14 août 2008

Rats!

- Le premier jour du reste de ta vie, deuxième long métrage de Rémi Bezançon, est une lourde déception, suite à tous les bons échos lus ou entendus. Je n'ai rien contre les scénarios "tranche de vie", les chapitrages, les histoires de famille, les films choraux qui parlent des “choses de la vie”... J'aime beaucoup, même, j'étais totalement dispo à aimer le film. Mais rien n'y fait, c'est pas passé. Tout m'a paru sonner FAUX et artificiel. Des clichés, une masse de choses pas crédiiiiiiiiibles, une mise en scène qui par à-coups de gimmicks cool (les accélérés/fondus *je range ma chambre*, ou encore les extraits en super 8 *la vie est belle*) tente de se montrer inspirée alors que c'est du (gros)plan-(gros)plan, les gags plouf, les flash-backs sans âme, les ellipses sans effet, les caméos gratuits et hypra nazes de F-X Demaison et Gilles Lellouche, la BO m'as-tu-vu... Je n’y ai vu que des problèmes d’écriture. Alors on essaie de rattraper le coup avec les acteurs... Gamblin est bon, Zabou pas mal aussi, Grondin ça va.. Par contre j'ai trouvé Deborah François mauvaise de bout en bout, et Pio Marmaï ne m'a convaincu qu'une scène sur deux (n’est pas Vincent Elbaz qui veut). Bon, c'est pas le désastre non plus hein, certains passages sont plaisants et j'ai du rire deux ou trois fois, mais je crois que globalement ça ne m'a pas touché une seule seconde. Dommage. La critique de Chronic'art reflète assez bien ce que j'en pense.

- Hier ce fut le premier jour du reste de la vie des fucking rats qui se sont infiltrés chez nous. C’est l’invasion! Je repense à cet après-midi sur mon balcon où entre deux phrases je m’amusais à observer ce rat, dans la cour de l’arrière-bâtiment. Peinard, il le balade, il grignote, farfouille ici et là, se lave les pognes... C’est tout mignon. Mais peu de temps après, S. surprend dans le garage sa bande de potes... Rien à faire, ça court vite ses bêtes-là. Bon, précaution oblige: achat de mort-au-rat, just in case. Et ce qui devait arriver arriva: ils sont dans la cuisine. Ils se faufilent derrière le frigo, derrière les armoires... C. en a même surpris un dans la poubelle! *Ouuuh j’aime pas trop beaucoup ça.* Ils viennent chercher les sachets de poison, c’est déjà ça. Die! Die! Die!


- Pour rester dans les pixels, nouvelle vision de WALL-E hier soir, et c’est toujours aussi extraordinaire. Un véritable chef-d'œuvre qui fait date ...et qui finira trèèèèès haut dans mon top final. Pour les mollusques qui comptent attendre la sortie DVD, ne venez pas pleurer après en disant que “ça aurait dû être génial en salles..”


- Et pour finir, un petit clin d’oeil à un petit poisson bleu. ;-)


mardi 12 août 2008

Quelques notes en l'air

- Question: les chanteurs de bar ont ils systématiquement les cheveux gominés et la chemise scintillante? Vendredi c’était l’anniversaire à M. au Fou Chantant. Quoi de plus approprié pour fêter celui qui a entonné un "Aïcha" à faire suinter les baffles, et qui a dansé sur les tables un string sur la tête. Je dois bien avouer que moi aussi je me suis retrouvé avec une culotte de cheval sur la tête, dédicacée par la jeune fille venue brûler la sienne avec ses copines. C’est dire si l’ambiance était bonne. Tout comme la bouffe d’ailleurs. Et le vin.
*Pour des raisons évidentes de protection de la vie privée et intime, aucune photo ou vidéo de cette soirée décadente ne sera publiée en ces murs*


- J’ignore combien il y a finalement eu d’entrées (sans doute un peu plus de 19.000), mais les 20 ans de la Nuit Musicale de Beloeil fut un beau succès. La météo a pu nous éviter le pire, Dieu merci. Finalement, c’est très chouette d’être à un bar. Bon plan, à réitérer l’an prochain.. Si possible avec de la Leffe. Et avec la même winning team. Merci les gars, vous êtes des stars. C., t'as géré ça de main de maître.
Le feu d'artifice final était une fois de plus grandiose. Enfin, pas plus que d'habitude, mais imposant dans sa longueur. Quelques bizarreries dans la synchronisation avec la musique, mais le final sur le "O Fortuna" du Carmina Burana de Orff était assez dingue. Lors des moments de pause j’ai pu profiter d’une sérénade de Tchaïkovski, d’une rhapsodie hongroise de Liszt, et de quelques extraits du Requiem de Mozart. J’en ai aussi profité pour aller faire un petit coucou à mes amis de l’Ensemble Quartz, dont je m’étais occupé il y a deux ans, quand ça m’amusait encore de présenter des scènes en costume. Je n’ai malheureusement pas pu les voir jouer, mais les embrassades furent franches et cordiales. De bonne humeur comme toujours, T. (le joueur de hautbois) me racontait hilare que cette année ils n'avaient pas été gâtés au niveau des "interférences": lors de leur Ave Maria (de Schubert), le podium voisin entonnait à chaque fois, au même moment, la fameuse Radetzky March de Strauss... Vous voyez? Le morceau programmé invariablement au concert du Nouvel An où toute la salle tape dans les mains... (ici)
L’Ensemble Quartz, est un groupe d’instruments à vent, qui réarrangent et interprètent les oeuvres qu’ils aiment. Schubert, Haendel, Dvorak, Mozart, mais aussi des airs anonyme de musique populaire. Les vents (flûte, clarinette, hautbois, cor et basson) sont occasionnellement accompagnés d’une harpe ou d’un piano. Les trois CD qu’ils ont déjà sortis sont très agréables à écouter, j'aime beaucoup.

- Ah tiens, pour la première fois de ma vie, j’ai acheté un billet de Lotto. Le 08/08/08, comme toujours lors des dates un peu spéciales, il y avait un tirage spécial pour une cagnotte de 5.000.000 d'euros. Sans télé et fort occupé ce week-end, j’ai du attendre de retourner chez le libraire pour le faire contrôler. Je n’ai évidemment pas gagné, mais le bruit hilarant que fait la machine lors du verdict est une consolation sympathique. *TI-du-DI-duuuumm*
Finalement, dépenser quelques euros au Lotto, c’est s’offrir une chance de gagner (et 9562417 chances de perdre), mais c’est surtout s’offrir un moment de rêve – sans doute responsable du danger addictif du jeu. Voyons voiiiir... Quitter mon boulot, partir loin et longtemps en vacances, m’acheter un appart ou deux, acheter des cadeaux pour moi et mes proches, investir, faire des dons... et puis *pouf*, rien de tout ça. A qui le tour?

- En septembre, S. va rejoindre A., son amoureux, au Mexique pendant un mois. Très curieux de voir ce que ça va donner. On ne sait jamais ce que la vie nous réserve...! Tant mieux, d’ailleurs, sinon la vie serait moins fun. En tout cas je l’admire et je l’envie. J’essaie d’imaginer à quoi ressemblerait ma vie si j’avais choisi de faire pareil avec B. Pas simple.

- Nouvel achat sur Amazon, le deuxième album de Syd Matters, apparemment introuvable chez les disquaires belges. Une nouvelle boîte à tubes. C’est vraiment un groupe formidable. Leur musique me convient parfaitement.

mardi 5 août 2008

The show must go on

- Jeudi dernier, petite sortie en famille pour aller voir Le Bossu dans les ruines de l’Abbaye de Villers-la-Ville, une nouvelle adaptation signée Eric-Emmanuel Schmitt et mise en scène par le comédien Pascal Racan. C’était vraiment très bien. Décor forcément grandiose, costumes magnifiques, texte plein de vitalité, comédiens épatants... Vraiment du beau travail. L’histoire de vengeance de Lagardère reste toujours aussi passionnante, et Schmitt a su lui offrir une nouvelle jeunesse. Un excellent spectacle! Anecdote étonnante sur cette production: le troisième soir, l’acteur qui jouait Lagardère (Philippe Résimont) s’est solidement viandé en coulisses... Le genou explosé, le coude retourné... Impossible pour lui de continuer. Le pauvre. En temps normal, quand ce genre d’incident se produit, le metteur en scène assure le remplacement, mais c’est finalement le comédien qui jouait le méchant Gonzague qui a repris le flambeau. Pascal Racan a donc repris le rôle de Gonzague. La raison de ce double switch est que Racan n’avait pas le temps d’assimiler tous les combats de Lagardère, tandis que l’autre était beaucoup plus expérimenté dans l'escrime, et selon le maître d'armes tout à fait apte à refaire les gestes de son ex-adversaire... Mais bonjour le stress! En même pas trois jours, réassimiler totalement le rôle de l’antagoniste direct... Idem pour la belle Aurore (succulente Stéphanie Van Vyve), qui a dû réapprendre à tomber amoureux. Quoiqu’il en soit la troupe s’est très bien remise de cet incident de parcours. Le résultat est impeccable, et les spectateurs n’y voient que du feu. Chapeau bas. Nous avons eu une chance folle pour le temps: 15 min après la fin de la représentation, l’orage annoncé est arrivé. Les organisateurs ont eu le bon réflexe de skipper exceptionnellement l’entracte. Les trains qui passaient là-bas au loin, par contre, on ne pouvait y faire grand chose. Les spectateurs soupirent d’agacement, les comédiens se figent en attendant que ça passe...

- Quand il m’arrive, de temps à autre, de remanier la zapette lors d’une soirée perdue chez les parents, je me rends compte à tous les coups à quel point la télé ne me manque pas. Et dire qu’avant de quitter la tutelle parentale, il y a quelques années, je me demandais, en tant que téléphage de bon niveau, comment j’allais bien pouvoir survivre sans télévision. Il est vrai que pour quelques événements sportifs qui me sont chers (Roland-Garros, le Mondial, l’Euro..) ou pour de rares diffusion de films à voir, une bonne télé ne serait pas de refus. Mais bon, on vit très bien sans. Toujours est-il que l’autre jour je suis tombé sur une émission que je croyais éradiquée des ondes depuis longtemps. Les samedis de l’été... France 2... Fort Boyard, bien sûr! Hohooo le flash de mon enfance!! Hormis le petit relooking (la musique a été dé-ringardisée), rien n’a changé. Passe-partout et le Père Fourras sont toujours là, de même que la dompteuse de tigres (comment ne pas repenser à la parodie des Inconnus?). Le présentateur c’est Olivier Minne. Je suppose que France 2 trouvait Patrice Laffont trop vieux pour ces conneries. Le jeu est pratiquement resté le même. Les épreuves, les prisonniers, les clés, les clepsydres (SORS! SORS! SORS!), les aventures, les serpents, les indices, le magot... Et comme un gosse je me suis pris au jeu. Certaines épreuves peuvent être drôles ou palpitantes, et il faut bien accorder aux réalisateurs un certain sens du suspense (*mode samedi soir: ON*). L’équipe du jour était une poignée de “people” (ah oui, lui je crois que je l’ai déjà vu..), réunissant leur force pour une association caritative. Sauf qu’il ont un peu tout foiré. Les clés ça allait encore (5 sur 7), mais chez les Maîtres du Temps c’était la cata et pour l’énigme c’était la méga-cata, ils ont tout foiré, ils ont dû faire des sacrifices et tout et tout... Résultat: 2630 euros récoltés. Somme ridicule arrondie à 3000, car c’est la somme minimum que France 2 offre aux associations... La tête dépitée et gênée des participants faisait vraiment peine à voir. Mes amis, que d’émotions!

- En discutant avec un dentiste lors d’une soirée, j’ai réalisé qu’ils sont comme les coiffeurs qui analysent les cheveux des gens avant tout le reste: ils regardent vos dents. Ainsi, il a pu voir *sans les mains* que je n’avais pas eu d’extraction de dents définitives, tandis que ma voisine si. Il a pu citer tous ceux qui avaient des dents de travers, de même que je ne sais quelle appellation scientifique pour la forme de nos visages – car tout est lié, monsieur. En effet, beaucoup de gens l’ignorent, mais un mal de dos, un mal de tête voire même des problèmes d’ouïe peuvent avoir une origine dentaire. Ce fut très instructif – mais ça ne donne pas envie de croiser un urologue en soirée.

- Samedi prochain, c’est la Nuit Musicale de Beloeil... Qui fête ses 20 ans! Les organisateurs espèrent pour l'occasion atteindre les 20.000 spectateurs... Et c’est bien parti, 18.000 préventes sont déjà vendues! Bonne nouvelle pour l’asbl Asmae, rémunérée en fonction du nombre d’entrées. Cette années, comme chaque année depuis 5 ans, je fais partie des bénévoles qui viennent mettre la main à la pâte pour Asmae. Fini les présentations en costume, maintenant je fais barman, hahaaa! *Euh je sais servir une bière moi?* La soirée s’annonce exceptionnelle. Au menu, non pas un compositeur à l’honneur, mais un véritable “best-of” de la musique Classique, concocté parmi les oeuvres les plus connues des 20 plus grands compositeurs. Choisir c’est renoncer, comme on dit. Le feu d’artifice final est déjà annoncé comme le plus gros jamais créé pour l’événement. Amis lecteurs n’hésitez plus et venez à Beloeil cette année! Pour acheter vos places faites le via Asmae, ce sera plus avantageux pour eux (plus de bénef) et pour vous (exonération fiscale). Plus d’infos ici.

Proxima estacion...

Qu’est-ce qu’un été sans festival de musique...? Cette année, je fus embarqué par mes collègues au Festival Esperanzah! Une première pour moi, et le bilan s’avère très positif. Esperanzah (situé dans le cadre magnifique de l’Abbaye de Floreffe) c’est un peu comme le petit frère de Couleur Café, avec moins de scènes et moins de têtes d’affiches. Et comme tout festival “world” qui se respecte, il y a bien plus que de la musique: des stands d’ONG, des échoppes de bouffe du monde (délicieux “mboussa mboussa” du Congo), des œuvres d’art bricolo, des fanfares... Et ça sent la marijuana partout et tout le temps.
A l'affiche le vendredi: La Mala Vita, des italo-hollandais (?) qui foutaient la pêche avec leur ska-punk à la Ska-P. Chenille dans la foule et tout et tout. Assez chouette. Puis la “star” de la soirée, apparemment très attendue: un certain Xavier Rudd *ah on me dit qu'il est assez connu*. Un australien barbu qui s’abrite derrière tout un arsenal d’instruments, identifiables ou non. Avec sa
bouche, soit il chante soit il fait du didjeridoo (avec une maîtrise franchement incroyable). Avec ses mains (et ses pieds), il s’adonne soit à sa guitare (pedal steel) soit à ses innombrables percussions en tout genre. Accompagné occasionnellement par un (très bon) batteur, le bonhomme prend un plaisir fou à être sur scène, et livre un improbable mix entre folk/rock, blues, reggae, funk et world (rayon aborigène). En faisant durer ses morceaux au gré des improvisations, il captivera la foule pendant près de 2h, qui aura eu son lot de frissons et d’émotions. Un artiste fascinant, un concert superbe. La clémence du ciel n’était pas tout à fait un hasard.
Après cette petite claque, difficile de s’offrir à autre chose, mais on est quand même allé jeter une oreille au groupe moldave Zdob[Si]Zdub (comme ça se prononce). Une espèce de rock des Balkans qui n’est pas sans rappeler les élucubrations du No Smoking Orchestra, le groupe d’Emir Kusturica. Jovial et pêchu, mais un peu too much pour nous.










Xavier Rudd. Photo: Alexis Haulot