mardi 8 juillet 2008

Des robots et des hommes


Depuis Monsters, Inc., les Studios Pixar livrent chaque année (ou presque : il n’y en a pas eu en 2005) son nouveau bébé, et Chaque année, il atteint le haut du panier des meilleurs films de l’année. Le Pixar 2008, WALL-E, n’échappe pas à la tradition. Mes lecteurs les plus fidèles *hum* avaient déjà pu témoigner de mon impatience ici. Les autres savent de toute façon que le Pixar est toujours une énorme attente pour moi. J’ai donc profité du Wilkinson American Movie Day pour le voir en avant-première, *pour toi public*.

Et donc voilà, c’est magnifique. Avant tout, la claque esthétique. Chaque Pixar témoigne d’une nouvelle prouesse technique… Visuellement, ils ne cesseront jamais de nous étonner, et une fois encore, ils se sont surpassés. C’est la tuerie TOTALE. A couper le souffle, tout simplement. L’animation est plus progigieuse que jamais, les effets de lumière sont simplement miraculeux, les détails soignés, la mise en scène aux petits oignons. Certaines images atteignent une magie et une poésie encore rarement atteintes dans un film d’animation en images de synthèse.
Alors, de quoi ça parle ? Le futur. La planète Terre devenue invivable par le taux de pollution, le surplus de détritus et la disparition de ressources, les humains se sont exilés dans l’espace. Le petit robot WALL-E, programmé pour nettoyer tout ce bordel, se donne à sa tâche depuis 700 ans. Un jour, il reçoit la visite d’un(e) robot nettement plus sophistiqué que lui (au design tout droit sorti de la gamme Mac - merci Steve Jobs). Commence alors une aventure palpitante dont l’issue déterminera le sort de la planète et de l’humanité. Rien que ça.
Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte, mais la vision de l’humanité du futur proposée par Andrew Stanton (déjà réalisateur et scénariste de 1001 Pattes et Finding Nemo) est plutôt étonnante pour un “Disney”, parce que cynique et pessimiste. L’homme, par la surconsommation, a salopé sa propre planète au point de ne plus savoir y vivre. La vie qu’il mène depuis lors est d'ailleurs encore plus effrayante. Mais derrière le récit (habilement mené et qui offre son lot de rebondissements et de péripéties en tout genre), et à côté de la dénonciation de la société de consommation (système qui s’est autodétruit), WALL-E est en fait une vraie déclaration d’amour à la Terre, porteuse d’un message d’espoir en l’homme. WALL-E lui-même (un des personnages les plus réussi de l’histoire de Pixar), héritier du brol que les humains ont laissé sur Terre et atteint de curiosité aiguë, est fasciné par ce qu’il découvre. Petit à petit, le contact étroit avec les restes humains lui ont fait acquérir des comportements et sentiments humains.
Et c’est là le pur génie des Studios Pixar : à partir de robots, en tôle rouillée ou high tech, ils font passer une incroyable palette d’émotions. De l’humanité. Ce qu’ils arrivent à transmettre est prodigieux. Durant les trois premiers quarts d’heure, fabuleux, le film est pratiquement muet… Joli pied de nez aux cornishrekeries qui misent tout sur le casting!

Visuellement extraordinaire, magnifiquement réalisé, émouvant, palpitant, audacieux et bourré d’humour et de tendresse, WALL-E est bonheur total. Et prolongé ! Le superbe générique de fin, en plus de poursuivre brièvement l’histoire, retrace en quelques tableaux l’histoire de l'art (de Lascaux aux premiers pixels). Le traditionnel court métrage d’avant-programme, Presto, est également une vraie merveille qui plie la salle en quatre.

Ca sort le 30 juillet. Courez-y.

Aucun commentaire: