jeudi 24 juillet 2008

Black & white

- Aujourd’hui il fait splendide, le ciel est bleu, l’air est doux, la peau trop moite sous la chemise. Dire que lundi j’ai ressorti mon ECHARPE contre l’ignoble crachin qui tombait. C’est fou comme il a fait particulièrement MOCHE ce 21 juillet. Comme si la météo reflétait la morosité de cette fête pas si nationale d’un pays agonisant politiquement et qui n’a même pas d’équipe de foot digne de ce nom. Moi j’ai fêté ça tranquille avec D., un bon américain frites et un excellent film (revision du merveilleux We Own The Night). Le feu d’artifice – qui porte bien son nom – fut ironiquement deux fois plus long que d’habitude (on a récupéré les pétards du nouvel an). Il était trop loin pour l’apercevoir de chez moi, mais la combinaison pétards/éclairs dans le ciel m’a fait pensé un moment à un bombardement.

- Pour revenir à la météo, je repense à ce mariage de P. et T. samedi dernier où DJ Ciel hésitait entre Let The Sunshine In et Raindrops Keep Fallin’ On My Head. Un parasol mal accroché a failli faire des blessés, mais c’était une chouette réception. Endroit superbe, plein de potes et un traiteur au taquet: bouffe et bubulles en veux-tu en voilà... Les réceptions où les quelques rares amuse-bouches ne font que te mettre en appétit plutôt que te rassasier, c’est pénible. P. était belle, fidèle à elle-même. Le marié classe aussi. C’est comique, je l’avais rencontré à peine une semaine auparavant. Oui, je n’avais plus vu P. depuis longtemps, et son histoire avec T. a été assez rapide. Genre en février 2007 elle était toujours célibataire. Je le sais puisqu’à l’époque je me suis pris avec P. mon seul VRAI râteau de ma vie. Le genre où tu t’approches pour embrasser sa bouche mais elle tourne la tête. Horrible. Ce qui ne te tue pas te rend plus fort.

- Je lis trop peu. Les deux derniers romans que j’ai entamés (Les Bienveillantes de Jonathan Littell et Circuit de Charly Delwart), je ne les ai pas terminés. J’ai commencé une biographie illustrée de Buster Keaton, mais je me demande déjà si j’arriverai jusqu’au bout. Pour me donner bonne conscience je viens de commencer un Nothomb, qu’on ne peut pas ne pas terminer – à moins que ce ne soit très mauvais. Mais Hygiène de l’assassin est une joute verbale qui se lit avec plaisir.
Ah! Rayon j’ai lu il y a aussi Persépolis. Je l’ai dévoré et j’ai été conquis. C’est remarquable. Rien qu’à l’encre noire, Marjane Satrapi raconte sa vie en mêlant les étapes historiques de son pays (chute du Shah, révolution islamique iranienne, guerre Iran-Irak..) avec sa vie intime, personnelle. C’est drôle, émouvant, passionnant, merveilleusement raconté. J’aime beaucoup le dessin aussi. J’ai hâte de revoir l’excellente adaptation cinématographique.

- Même s’il a plutôt bonne presse, je n’achèterai pas le dernier Beck, Modern Guilt. Trop découragé par les deux derniers albums qui m’avaient terriblement déçu. Pourtant, j’étais (et je suis) grand fan de ses anciens albums, tous géniaux... Mellow Gold le fondateur, Odelay le chef-d’oeuvre, Mutations le Beck-pour-les-nuls, Midnite Vultures l’expérience funky dance, Sea Change l’expérience gainsbourienne. Puis vint Guero, semi-déception encore sympa mais je ne l’écoute pratiquement plus. Le suivant, The Information, est un disque qui sonne creux que je regrette presque d’avoir acheté. Beck est pour moi un bel exemple du fait qu’il est très rare d’aimer l’oeuvre entière d’un artiste.

- Au grand dam de nos voisins français qui doivent patienter jusqu’au 13 août, The Dark Knight est sorti hier sur nos écrans. Pour les Bernard-l'hermites, il s’agit de la suite ARCHI-ATTENDUE de Batman Begins, la remise à neuf de Batman signée Christopher Nolan. Depuis de longs mois, une campagne promo exceptionnelle (principalement sur internet) a fait baver au compte-gouttes une armée de fans, de geeks, de curieux. Tournage et scénario top secrets, décès inopiné de Heath Ledger... Tout ce buzz a créé une attente é-nor-me. Aujourd’hui, maintenant que le film sort, c’est juste la folie: c’est un triomphe critique ("chef-d’oeuvre" par-ci, "chef-d’oeuvre" par-là) et public (meilleur démarrage de tous les temps). Sur IMDb, The Dark Knight a décroché en moins de deux la première place du fameux “Top 250”. Chose qui arrive une fois tous les jamais. Afin de me préparer à la vision (sans doute demain), je me suis refait Batman Begins, qui a – dieu merci – remonté d’un solide cran dans mon estime. Le changement radical par rapport aux deux épisodes de Burton, que j’adore, m’avait pas mal déconcerté (du conte gothico-fantastique on est passé au polar réaliste), et j’étais passé à côté du film la première fois. La deuxième vision fut une vraie jubilation, et me voilà paré de ce dont j’avais besoin avant le deuxième volet: un respect total pour la vision que Christopher Nolan à de Batman.

- Héhé, je suis allé voir Kung Fu Panda, la dernière production DreamWorks Animation. Après le KO mis par WALL-E (encore une semaine de patience, les petits amis!), et après les navrants Shark Tale ou Shrek 3, j’étais fort sceptique. Mais les bons échos ont eu raison de moi. Surprise, Kung Fu Panda est une réussite. Au niveau visuel avant tout. Le design (personnages, décors chinois, couleurs) en jette et l’animation est impressionnante. Les quelques combats de kung fu ou autres scènes d’action en mettent plein les mirettes. Si l’on doit encore regretter un scénario très convenu sans surprises, on peut se consoler avec la dose d’humour... On rigole beaucoup. Po, le panda enveloppé et totalement geek (personnage très réussi) est juste hilarant de bout en bout. Ca vaut le détour.

En bonus, un autre panda devenu célèbre sur YouTube:


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